Description :
Le cri de colère de Djamila Bouhired Bouteflika Abdelaziz Promotion des droits de la femme http://www.youtube.com/watch?v=AvxGl9_o1HI Ce fut un moment de grande émotion que celui où El [...]
Description :
Le cri de colère de Djamila Bouhired
Bouteflika Abdelaziz
Promotion des droits de la femme
http://www.youtube.com/watch?v=AvxGl9_o1HI
Ce fut un moment de grande émotion que celui où El Watan recevait, il y a près dune année, dans ses locaux, limmense moudjahida Djamila Bouhired.
Vêtue dun simple k-way bleu marine, elle était pleine de grâce et ses traits lumineux ne lui donnaient guère son âge (74 ans).
Un véritable mythe vivant traversant les couloirs lugubres de la maison de la presse en toute simplicité.
En militante inusable, elle faisait campagne pour la Palestine en pleine guerre barbare contre Ghaza et nous étions nombreux à l'entourer, éblouis par son charisme, son courage et son tempérament de battante infatigable, ne réalisant pas que l'icône de la Révolution algérienne en chair et en légende était là, parmi nous.
Nous lui avons exprimé notre désir de la revoir, de l'écouter, de boire ses paroles.
Elle eut ces mots qui disent toute sa générosité et sa noblesse : « Vous êtes tous mes enfants et je me ferai un plaisir de vous inviter chez moi.
Seulement, je vous préviens : je n'ai qu'une petite maison, je ne me suis pas servie comme beaucoup l'ont fait.
Mais je serais heureuse de vous convier à une batata fliou à l'algéroise. »
Aujourd'hui, Djamila Bouhired est amoindrie, et, devant la négligence frisant le mépris dont elle fait l'objet de la part de l'Algérie den haut, elle a résolu de sortir de sa réserve pour dire basta à l'humiliation des moudjahidine, les vrais.
Dans un contexte où les martyrs et les glorieux résistants de la Guerre de Libération nationale sont traînés dans la boue dans la foulée de la guerre des mots entre Alger et Le Caire et la campagne médiatique acharnée lancée par certains médias et politicards égyptiens contre la nation algérienne, le coup de gueule de Djamila Bouhired résonne comme une mise au point lourde de sens.
Mais là où le bât blesse, c'est que la légendaire moudjahida ne s'adresse pas à l'Égypte officielle ni aux Égyptiens fanatiques (qui ont été jusqu'à accabler ceux qui ont salué son combat dans un film éternel), mais son message s'adresse avant tout à l'Etat algérien, le président Bouteflika en tête, et au peuple algérien de façon générale, ce même peuple pour lequel elle était prête à donner sa vie, elle, la miraculée de la Bataille dAlger et des griffes de Massu et Bigeard.
Dans deux lettres manuscrites datées du 9 décembre dernier, quelle a remises à El Watan qui les a reproduit intégralement, Djamila Bouhired interpelle donc vigoureusement le locataire d'El Mouradia et lopinion publique algérienne.
Les déboires d'une grande dame.
Dans sa lettre ouverte au chef de l'Etat, elle use dune formule aussi cinglante qué'mouvante :
« A Monsieur le Président dune Algérie que j'ai voulue indépendante. » Et d'évoquer sa situation sociale avec franchise et dignité, en déplorant sans ménagement le sort réservé à des personnalités historiques d'un tel rang : « Mon épicier, mon boucher, ma supérette, pourront témoigner des crédits qu'ils m'accordent », écrit-elle, avant de souligner :
« Il ne m'est jamais venu à l'esprit de compléter mes revenus par des apports frauduleux qui, malheureusement, sont très fréquents dans mon pays. »
Une allusion on ne peut plus claire à la corruption à grande échelle qui gangrène le système. La lettre bouleversante de Djamila Bouhired vient ainsi battre en brèche un préjugé fort tenace selon lequel « la famille révolutionnaire se sucre sans vergogne » et que les militants indépendantistes n'hésitent pas à monnayer au prix fort leurs sacrifices d'hier.
« Je sais que certains moudjahidine et moudjahidate sont dans la même situation », voire, ajoute-t-elle, « dans une situation plus critique », s'indigne la grande moudjahida. Des « frères et sœurs » insiste-t-elle, dont lintégrité est au dessus de tout soupçon.
Et de conclure sa lettre en martelant : « Je vous demanderais de ne plus nous humilier et de revaloriser notre dérisoire pension de guerre afin de vivre dans un minimum de dignité le peu de temps qui nous reste à vivre. »
« Je suis Djamila Bouhired, condamnée à mort en 1957 »
Dans le second document, Djamila Bouhired prend à témoin le peuple algérien. « Aujourd'hui, je me vois dans l'obligation de faire appel à vous », écrit-elle à l'attention de ceux quelle désigne affectueusement par ses « chers frères et sœurs algériens ».
Suite de l'article
http://www.elwatan.com/Le-cri-de-colere-de-Djamila
pétition
Bouteflika Abdelaziz
Promotion des droits de la femme
http://www.youtube.com/watch?v=AvxGl9_o1HI
APRÈS L'ÉMOUVANT APPEL DE DJAMILA BOUHIRED : prompt et extraordinaire élan de solidarité des algériens
http://www.echoroukonline.com/fra/index.php?news=5507
Vidéo ajoutée le : 15-12-2009 02:31:10
Catégories :
Actualités
Mots-clés :
djamila bouhired comabattantedealn jebha jijche fln bouteflikamandat2009
saidbouteflika
palestine gaza
sudliban
luttearmée
avocatdealnjacquesvergès
aln
fln
jebha
jiche watani
apn
Langue : Arabe
Lieu de tournage :
Algérie / 16000
Adresse de la vidéo : http://videos.tomsguide.com/video/iLyROoafIEww.html
Ajouter cette vidéo sur votre blog ou site web (Copiez/collez le texte HTML ci-dessous) :